Il me raconte que ce matin en partant travailler (quinze minutes de marche de chez lui à son bureau) il a croisé une femme, qui lui a dit comme ça : “Un sourire ça ne coûte rien.” Figures-toi que parfois si et ce matin je n’avais pas spécialement envie de sourire. Il me confie qu’il y avait dans sa boîte aux lettres, un papier signé du facteur pour venir retirer une lettre recommandée. Tu sais ce genre de lettre qui te file toujours le bourdon, même si tu n’as rien à te reprocher, et te jette dans un inconnu inconfortable où tu as vite fait d’extrapoler voire alimenter ton côté paranoïaque. Bref il ruminait sec et n’avait pas envie de sourire. Un peu plus loin sur le chemin du boulot, il entend un gamin dire à sa mère, comme il tombait sur une pierre : “Maman je me suis cassé le coeur.” Et le gamin pleurait. Sa mère tout en le relevant et le consolant, l’a rassuré : “Je t’achèterai un autre coeur.”