Je peste après la bagnole, dont le voyant d’eau vient de s’allumer. Heureusement je ne suis pas encore arrivé au péage et il me reste une alternative, c’est à dire une sortie. Je réussis tant bien que mal à prendre cette sortie. Je ne serai pas obligé de me mettre en quête d’un poste de téléphone d’urgence pour appeler une dépanneuse, qui me délestera des quelques euros qui se froissent dans ma poche. Peu après la sortie, coup de bol, il y a une station essence avec un espace mécanique. Là le type me dit que c’est la faute à une durit, qui a eu la bonne idée de se percer. Mis à part le diagnostic, il ne peut rien pour moi. Il ne soulage que des petites pannes. Enfin il me bricole quelque chose, histoire de pouvoir rentrer doucement, et me refait le plein de flotte. Je partais aider ma soeur qui déménage. Ne me reste plus qu’à l’appeler pour lui dire de ne pas compter sur moi, qu’à cause de la bagnole je dois faire demi-tour. Comme je trouve une place dans ma rue et que je me gare, je me dis que pour les réparations ça attendra lundi. Dans mon dos, venant d’une fenêtre d’un appartement, j’entends quelqu’un appeler Matteo. Une voix de femme. Je me retourne, persuadé de voir un petit garçon. Matteo! qu’elle continue d’appeler. Alors surgissant d’entre deux voitures en stationnement, rapplique un petit caniche noir, répondant au nom de Matteo.