Je monte puis descends des escaliers,
traverse des galeries, des époques, des couloirs.
Je marche sur de la pierre taillée, du marbre poli,
du parquet ciré et usé par les millions de pieds
qui ont aussi rendez-vous avec elle.
Quand je l’entraperçois, il y a déjà foule.
Suis pas le seul à me presser, curieux,
à négliger les autres toiles.
Les flashes crépitent, les remarques fusent.
Une femme d’âge mûr, tout en contemplant le tableau,
se fait sucer les doigts par son chihuahua.
Je parviens à me frayer un passage.
C’est vrai qu’elle semble sourire avec ironie
et détachement et regarde chacun en particulier.
Comme si elle avait un mot cru
à nous glisser dans le creux de l’oreille.
A mes côtés deux adolescentes ont ce commentaire :
“Tu ne vois pas qu’elle fasse un clin d’oeil!”.
Tandis que d’autres chaussés de baskets,
blaguent sur elle en anglais
en mâchouillant une gomme.
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dominique33 dit :
Elle t’a donc tant marqué Mona Lisa, elle a tant inspiré jusque dans l’ironie, d’une moustache Dali ne l’a t’il pas affublée, et ce clin d’œil moqueur l’avait t’elle mérité ?
xavier dit :
Merci pour le commentaire. Je ne dirais pas qu’elle m’a marqué mais de passage à Paris et au louvre, j’en ai profité pour faire d’une pierre plusieurs coups. Plus que le tableau, c’est tout ce qui a pu être dit ou fait(enfin une infime partie) autour de la Joconde, qui m’est d’abord venu à l’esprit. Parasité je te dis !