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Je m’allonge

Le soir je m’allonge sur le lit,
fenêtres ouvertes,
je vois venir la nuit, doucement
couvrir le bleu pâle des murs.

Plutôt dans l’après-midi
je détachais les pétales
d’une marguerite horrifiée,
jouant comme jadis, un peu,
beaucoup, passionnément, à la folie…
jetant en l’air la tige : aérodyne dépouillé.
Sur le chemin, des tuiles brisées
s’infiltraient, craies sanguinolentes, dans le sol.

Sur mon bras je sens
l’odeur de l’herbe évanouie,
je repense à cette ruche
au milieu des ruines,
avec ses alvéoles déconfites.

Un commentaire pour “Je m’allonge”

  • Isaa dit :

    Je ne sais si c’est l’image de la marguerite horrifiée, mais j’aime beaucoup ce texte

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