Le soir je m’allonge sur le lit,
fenêtres ouvertes,
je vois venir la nuit, doucement
couvrir le bleu pâle des murs.
Plutôt dans l’après-midi
je détachais les pétales
d’une marguerite horrifiée,
jouant comme jadis, un peu,
beaucoup, passionnément, à la folie…
jetant en l’air la tige : aérodyne dépouillé.
Sur le chemin, des tuiles brisées
s’infiltraient, craies sanguinolentes, dans le sol.
Sur mon bras je sens
l’odeur de l’herbe évanouie,
je repense à cette ruche
au milieu des ruines,
avec ses alvéoles déconfites.
Partagez le !
Isaa dit :
Je ne sais si c’est l’image de la marguerite horrifiée, mais j’aime beaucoup ce texte